| | | Auteur | Message |
|---|
Invité Invité
 | Sujet: Les Symboles du Mal Jeu 25 Juin - 21:18 | |
| Bonjour à tous, je suis là pour vous présenter mon petit bébé à moi. Ma saga, « Les Symboles du Mal ». Une série de romans axé Héroic-Fantasy dont déjà deux tomes ont été écrit, je posterai chapitres par chapitres, l’intégralité du tome 1, en attendant voilà de quoi satisfaire un peu votre appétit : Résumé du tome 1 L'histoire se déroule sur Menara, terre vaste, peuplé de quatre grandes races. Après une guerre d'où les hommes sortirent vainqueur, une paix apparente s'installa peu à peu sur Menara, les hommes contrôlant un grande partie du territoire dominait les autres peuple tout en les laissant en paix chacun dans leur contrée. Mais un événement va faire tout basculer, le mal est de retour, Orosa, un homme aux effrayants pouvoirs parvient à s'échapper de l'enfer, d'où il fut emprisonner par les dieux eux-mêmes. Ses pouvoirs sceller puis divisé en dix symboles par les dieux, il fera tout pour retrouver sa force d'antan et ainsi de nouveau faire déverser le mal sur Menara. Trois jeunes Elyas, race voisine des hommes par leurs physiques et leurs coutumes vont entreprendre un long et périlleux voyage afin d'arrêter le fléau Orosa. Un premier tome sombre et envoûtant et ou l'humour reste présent. Les premiers chapitres bientôt en ligne, n’hésitez pas à me donner d’ores et déjà votre avis sur le résumé. |
|  | | Dr.White
Nombre de messages: 21 Age: 14 Date d'inscription: 25/06/2009
 | Sujet: Re: Les Symboles du Mal Jeu 25 Juin - 22:30 | |
| ça m'air bien exploitable tout ça ! J'te conseille de bien continuer tout ça et pourquoi pas envoyé tout ça a un dessinateur ^^ ! Bonne chance ! |
|  | | Shu Admin

Nombre de messages: 230 Age: 27 Localisation: Belgique Date d'inscription: 11/01/2009
 | Sujet: Re: Les Symboles du Mal Ven 26 Juin - 16:02 | |
| On voit que tu bosses, enfin, que tu as bossé sur ton projet ! C'est pas rien ! |
|  | | Afaewin

Nombre de messages: 9 Age: 14 Date d'inscription: 23/06/2009
 | Sujet: Re: Les Symboles du Mal Ven 26 Juin - 16:37 | |
| Cool j'aime bien et je suis d'accord avec white ! |
|  | | Invité Invité
 | Sujet: Chapitre 01 Ven 26 Juin - 18:20 | |
| N'hésitez pas à donner votre avis sur chaque chapitre, bon ou mauvais, bonne lecture. Chapitre 1 - La légende de Menara - | Spoiler: | | | Une légende raconte qu'il y a plusieurs milliers d'années, dans un monde appelé Menara, un homme aux pouvoirs immensément terribles et puissants, avait, en une seule nuit macabre, décimé toute la race des Oronas. Cet homme fut immédiatement poursuivi par les dieux qui le privèrent de ses pouvoirs et les divisèrent en dix symboles. Ils le condamnèrent alors au châtiment suprême, l'emprisonnement éternel en enfer. Ainsi, il subirait toutes les souffrances de cet endroit maudit. Les Oronas, les êtres décimés par cet homme, étaient d'immenses créatures aux pattes avant pourvues d'ailes gigantesques et au crâne paré de trois cornes. Mais contrairement à ce que les légendes racontent, ils n'étaient pas des dragons. Ils avaient plutôt l'apparence de loups à la taille démesurée. Les Oronas vivaient en harmonie avec toutes les autres espèces de Menara, bien qu'étant nettement plus puissants qu'eux. Ils étaient vénérés par tous, les Hommes, les Elyas, les Nains, les Homme-rats ainsi que les Ukors, des créatures hideuse vivant en nomades. Ces loups à la taille imposante se contentaient de leur territoire et ne montraient jamais aucun signe de querelle entre eux. La seule chose connue qui pouvait mettre un Oronas en colère était la venue d'étrangers sur leurs terres. Pour communiquer avec ces êtres, les autres peuples utilisaient des animaux comme coursiers, car eux seuls y étaient tolérés. Les Oronas, dont l'intelligence était aussi grande que leur puissance, connaissaient tout les types de langage parlés à Menara. La race avec laquelle ils discutaient le plus était celle des Elyas, le peuple le plus proche de la nature. Les Hommes, quant à eux étaient connus comme étant le peuple le plus puissant derrière les Oronas. Les Nains vivaient sous terre tandis que les Ukors, des nomades, se déplaçaient sans cesse en quête de territoires où survivre. Le seul peuple dont personne ne connaissait rien, pas même les Oronas, était celui des Homme-rats, des rats se tenant debout et ayant la taille d'un Homme. Telle était Menara il y a 4500 ans, avant le massacre des Oronas.
4500 ans après, le monde fut divisé en cinq parties. Ce partage eu lieu lors de la grande guerre qui opposa les Hommes et les Elyas. Les Hommes, ayant remporté cette guerre, prirent le contrôle de plus de soixante pour cent de Menara et décidèrent de partager le reste du territoire de façon équitable entre les quatre autres peuples. La paix revint donc, même si les Hommes demeuraient les seuls maîtres de Menara. La légende des Oronas tomba dans l'oubli, seuls quelques conteurs firent survivre la légende.
Dans un coin reculé de Menara, se trouvait un tout petit village quasiment désert. De rares maisons encore debout menaçaient de s'écrouler à tout moment, rajoutant de nouvelles ruines à ce village sinistre et abandonné. Seuls quelques arbres secs et dépourvus de feuilles comblaient la profondeur désertique du paysage. Une dizaine de tentes miteuses y étaient installées de part et d'autres et dans l'une d'elles retentit un bruit lugubre. Quelqu'un en sortit, c'était un grand homme à la musculature athlétique. Son corps était recouvert de tatouages représentant des symboles qui paraissaient très anciens. Il prit la cape brandie par un autre homme qui se tenait non loin de là, et s'encapuchonna de sorte que l'on ne distinguait plus que ses yeux écarlates. L'homme encapuchonné dit à l'autre homme : - Prépare tes hommes ! Le temps de mon retour est arrivé ! - A vos ordres, Seigneur Orosa. Répondit-il. Le subordonné partit sans attendre, préparer les hommes nécessaires au plan d'Orosa. - Le temps est venu de récupérer mes pouvoirs, et vous autres, dieux, je vous ferai payer pour ce que vous m'avez fait. J'asservirai tout Menara. Je n'ai pour le moment pu récupérer que deux symboles, il me reste encore à retrouver les huit autres et je récupérerai ma puissance, cette puissance qui a réduit à néant le peuple des Oronas ! Éructa Orosa, seul.
A quelques milliers de kilomètres au sud de Menara, se trouvait le territoire des Elyas, des êtres similaires aux Hommes, à la seule différence qu'ils n'avaient pas d'excroissance aux joues et étaient plus chétifs. Dans la capitale, Alagasia, ainsi que dans tout le pays, il faisait bon vivre. Le soleil chauffait la terre battue des rues ainsi que les maisons aux toits recouverts de tuiles bleues. La végétation y poussait à foison. Arbres, buissons, fleurs et plantes aromatiques poussaient en bordure des chemins et embaumait l'air. De petits animaux ainsi que des insectes y vivaient sans problème parmi les Elyas. Au centre de ce beau paysage, se dressait un grand palais de pierres blanches et de tuiles bleues comme celles des maisons. Des bannières représentant les armoiries du pays des Elyas étaient suspendues à la grande porte que surveillaient deux gardes solennels, aux balcons ainsi qu'aux fenêtres, flottant au grès du vent rafraîchissant venu de l'Est. Malgré le calme et la sérénité ambiante, l'entraînement de jeunes guerriers Elyas battait son plein. Sur le terrain d'entraînement, se battaient deux jeunes garçons, Saymaru et Bervas. Saymaru était svelte et avait les cheveux courts et châtains. Il portait une armure à épaulettes, cadeau de ses parents, et deux épées dans le dos. Bervas était plus grand que Saymaru et était plus large d'épaules, il avait de longs cheveux blonds et ne portait pas d'armure, seulement une longue veste lui arrivant au bas des cuisses et avait comme seule arme une grande masse. - T'as toujours rien appris, Saymaru ! La cérémonie d'entrée à la garde royale a lieu dans deux jours. Si tu veux y entrer, entraîne-toi plus sérieusement. Dit le jeune Bervas. - Je contrôle quasiment toutes mes techniques parfaitement, et j'ai déjà rempli plus de missions que le trois quart des autres Elyas de ma génération, tu veux quoi de plus ? Dit Saymaru, essoufflé. - Je sais que tu es très fort et que tu as les techniques les plus puissantes que j'ai jamais vu pour quelqu'un de ton âge. Mais la façon dont tu te bats est trop fonceuse. Face à un adversaire expérimenté avec des techniques deux fois moins puissantes que toi, tu te ferais battre simplement parce que lui, il aura établi une stratégie contrecarrant tes attaques les plus puissantes, pendant que toi, tu te videras de ton énergie en attaques inutiles. Expliqua Bervas. - Si tu le dit... N'empêche que je deviendrai garde royal et que je pourrai offrir une maison gigantesque à ma mère. Dit Saymaru, pensif. - Ton but est noble mais ne doit pas te dévier de notre apprentissage. Nous nous entraînons pour entrer dans l'élite royale des Elyas, ainsi nous devrons défendre notre Roi avant même notre famille, c'est la règle. Reprit Bervas avec sérieux. - Et pourquoi tu veux y entrer, toi ? Demanda Saymaru, soudain curieux, - Je ne veux pas te laisser seul, tu risque de t'attirer des ennuis. Alors oui, j'y serai. Répondit Bervas en riant. Saymaru lui répondit par une grimace horrible mais était heureux de sa réponse, tout deux continuèrent alors à s'entraîner pendant plusieurs heures. Une jeune Elya arriva alors sur le terrain d'entraînement. Elle avait la même taille que Saymaru et était assez mince. Elle avait les cheveux longs et bruns lui arrivant au bas du dos. Son visage respirait la gentillesse mais aussi la nervosité. Elle portait une petite veste par dessus une robe fendue faite pour le combat lui arrivant aux genoux. - Salut !!! Alors, encore en train de s'entraîner pour devenir des boules de muscles sans cervelle ! Se moqua-t-elle. - Veyala, content de te voir ! Et sache que si on s'entraîne comme des fous, c'est pour te protéger quand tu crieras « A l'aide ! Au secours, les garçons ! » Répondit Saymaru en la mimant. Veyala, pour toute réponse, se contenta d'imiter le rire débile de Saymaru. Saymaru aimait Veyala comme sa sœur et aimait beaucoup s'amuser avec elle. Bervas, quant à lui, avait beaucoup de sympathie pour elle, mais la trouver un peu trop impulsive et pas assez sérieuse. - Fais pas la tête, viens plutôt tâter de l'épée ! Dit Saymaru à Veyala. - Nan merci, un autre jour peut-être. Je dois préparer mes armes pour la cérémonie. T'inquiète pas, à ce moment-là, tu pourras rouler à mes pieds ! Dit Veyala en souriant. - Pas de problème ! On se voit à la cérémonie ! Dit Saymaru, rieur. - Au revoir et bonne chance pour la cérémonie. Dit Bervas à Veyala, amical. - Merci Bervas. Lui répondit Veyala, chaleureuse. Saymaru et Bervas restèrent alors quelques minutes encore à discuter avant de regagner leurs maisons respectives. Tôt le lendemain matin, Bervas alla réveiller Saymaru. - Alors, toujours au lit à cette heure-là ? Ah la la, demain tu devras être debout aux aurores pour la cérémonie et comme que je ne t'ai jamais vu debout avant le lever du soleil, je me demande dans quel état tu vas être. Le railla gentiment Bervas. - Je pouvais encore dormir au moins une heure ! T'as intérêt d'avoir une bonne raison ! Grogna Saymaru en cachant sa tête sous son oreiller. - Non, c'est juste pour te préparer à être debout tôt. Répondit simplement Bervas, l'air innocent. - Je vais te tuer ! S'écria Saymaru, furieux. Il bondit hors de son lit, sauta sur Bervas et en se renversant à terre, arracha son maillot avec le rebord du lit. - Rahhh ! Mon maillot préféré ! Si je peux plus dormir avec, je suis foutu... Se plaint Saymaru, bougon. - T'en fait pas, je vais t'arranger ça. Ma mère m'a appris à coudre quand j'étais petit. Dit Bervas. Saymaru se figea et le regarda, les larmes aux yeux. - Ah ah ah ah !!!!! Bervas le guerrier couturier ! J'en frissonne... se moqua Saymaru en se tenant le ventre. - Abruti, et puis débrouille-toi tout seul ! Dit Bervas en quittant la pièce, vexé. Saymaru arriva dans le salon pour dire bonjour à ses parents, des Elyas modestes et profondément gentils. Saymaru ressemblait beaucoup à sa mère mais c'est à son père qu'il avait empruntait sa silhouette. Il retourna alors dans sa chambre et en la regardant dit, en souriant. - Bientôt, c'est au palais que je dormirai ! |
|
|  | | Invité Invité
 | Sujet: Chapitre 02 Ven 26 Juin - 18:21 | |
| Chapitre 2 - Orosa - | Spoiler: | | | A quelques centaines de mètres d'Alagasia, se tenait Orosa et un de ses subordonnés. - Nous commencerons par les Elyas. Commencer par les Hommes serait trop dangereux pour le moment en terme de nombre. Dit Orosa en contemplant son armée derrière lui. - Nous n'attendons plus que votre commandement, Seigneur Orosa. Dit le subordonné. - Une chose avant cela, ne tuez pas tout le monde. Faîtes le plus de prisonniers possible. J'ai besoin de soldats ! Dit Orosa, avec un sourire avide. - A vos ordres, Seigneur. Dit le subordonné en s'agenouillant. Orosa leva alors le bras et le subordonné se retira en arrière. On entendit alors un bruit assourdissant venant de milliers d'Hommes, de créatures diverses. Orosa lança alors d'une voix glaciale. - Attaquez le palais !
L'armée d'Orosa fonça alors en direction du village. Une sentinelle Elya, voyant l'ombre immense arriver sur eux, lança l'alerte en hurlant de toute ses forces. - Nous sommes attaqués !!! Saymaru entendit l'alerte et empoigna ses armes. - Vite, faut que je retrouve Bervas et Veyala ! Dit-il, inquiet. Il courut comme un dératé dans le salon, cherchant ses parents, mais tout deux étaient déjà partis. Il sortit de la maison, toujours en courant. Dehors, tous les soldats Elyas étaient en position, prêts pour le combat et Saymaru s'entrechoqua avec plusieurs d'entre eux. Il s'arrêta net, le visage décomposé, lorsqu'il entendit la porte du village exploser. Les hommes d'Orosa, armes en avant, frappèrent la première ligne Elya avant de se séparer pour se diriger vers le palais. La bataille faisait rage, les Elyas étaient submergés par le nombre. Ils étaient plus puissants que leurs adversaires mais le nombre faisait la différence. Saymaru, qui avait reprit sa course, croisa un ennemi et sortit ses deux épées qu'il tint derrière son dos. Concentrant son énergie sur ses épées, il tua net son adversaire en lui sectionnant les organes. Tel était le pouvoir de ses épées, elles tranchaient les organes vitaux directement à l'intérieur du corps sans laisser aucune trace extérieure. Sur sa route, il croisa deux autres créatures dont il réussit à se débarrasser mais qui le blessèrent à la jambe. Il eut maintenant plus de difficulté à courir mais se força à accélérer. Il ralentit un instant et vit, à une dizaine de mètres de lui, Veyala aux prises avec deux hommes. - Veyala ! Cria Saymaru, à la fois soulagé et anxieux. - Saymaru, tu es en vie ! Va aider Bervas ! Il est en difficulté, je peux m'occuper d'eux ! Lui cria Veyala tout en étranglant un de ses ennemis avec ses fils étrangleurs. Saymaru s'éloigna alors et continua d'avancer péniblement pendant quelques minutes. Il aperçut alors Bervas qui se faisait malmener par huit ennemis. - Me voilà mon petit Bervas ! Dit Saymaru, retrouvant un peu de sa bonne humeur. - « Karlen Farlessa » (Les Épées Ailées). Prononça Saymaru. Les deux épées de Saymaru fusionnèrent avec ses bras qui se transformèrent en deux ailes tranchantes. Cette technique très puissante, était utilisée, il y plusieurs milliers d'années, par les Oronas eux-mêmes ! Saymaru tua deux ennemis en les tranchant en deux. Bervas et lui se partageaient maintenant trois ennemis chacun. Bervas en immobilisa un en s'agenouillant et en lui plantant un disque étoilé qui lui sectionna les tendons des deux jambes. Il se retourna ensuite vers les deux autres. Pendant ce temps-là, Saymaru, ses deux bras transformés se lança en avant. Les créatures ne bougèrent pas et crurent pouvoir éviter l'attaque en créant une barrière de terre. Saymaru la traversa facilement et grâce à la puissance de sa technique, les trois créatures furent tuées en un coup. Bervas regardait la scène, admiratif. - Il me surprendra toujours autant, quelle puissance ! Mais heureusement qu'on a à faire à des brutes, au moins Saymaru peut jouer sur sa puissance. Dit Bervas. Les deux ennemis face à Bervas se jetèrent alors sur lui, voyant sa défense baissée. Bervas en esquiva un juste à temps mais l'autre lui tomba dessus sournoisement et lui attrapa les deux bras, les lui plaquant dans le dos. - Tu va mourir ! Grogna l'ennemi que Bervas avait esquivé juste avant. Il sortit une griffe de son bras et la pointa sur Bervas, prêt a le tuer. - Bervas !! « Farless ventay » (Les Ailes Volantes). Cria Saymaru qui se rua sur eux. Deux ailes apparurent et emportèrent les deux ennemis avec violence à l'autre bout du village. - Saymaru, allons au palais. Ils sont déjà entrés ! Dit Bervas, sérieux. - Mais avant ça, tu peux soigner ma jambe ? Je vais te ralentir sinon. Demanda Saymaru. - Ok, mais je ne peux soigner que les petites blessures. Répondit Bervas, inquiet. - T'inquiète, c'est pas grand-chose, c'est juste gênant pour courir. Le rassura Saymaru en lui montrant sa blessure. Bervas soigna rapidement la jambe de Saymaru avec une de ses techniques et tout deux coururent aussi vite que leur jambes leur permettaient jusqu'au palais, laissant derrière eux le village en feu et un nombre impressionnant de cadavres Elyas et envahisseurs. En entrant dans le palais, Bervas et Saymaru restèrent choqués un long moment. Le palais Elya, qui était autrefois magnifique, avait été construit pour que rien qu'en y entrant, on y éprouve un apaisement quasi-surnaturel. Les rideaux de fil d'argent étaient déchirés et maculés de sang, les vitraux étaient brisés sur le sol, les tapis brodés brûlaient, laissant le sol nu et jonché de vases, de miroirs brisés et de corps inertes. Cette vision fit monter les larmes aux yeux de Saymaru et Bervas. Celui-ci prit Saymaru par les épaules et lui dit avec conviction : - Je sais ce que tu éprouves, mais nous devons faire abstraction de tout cela et trouver le Roi. Il doit être en danger, et comme je te l'ai déjà dit, la protection du Roi est la priorité en temps de crise. Nous avons l'obligation de passer outre nos sentiments ! - Oui... Dit Saymaru, retenant ses larmes. Tous deux reprirent alors la route pour trouver le Roi, malheureusement sans encombre, car toutes les personnes qu'ils croisaient étaient déjà mortes. Un silence glacial et une atmosphère pesante avaient envahis tout le palais et les oppressaient. Ils arrivèrent devant la porte de la salle du trône et entendirent du bruit à l'intérieur. Ils poussèrent alors la porte, et une nouvelle vision horrible s'imposa alors à leurs yeux. Un homme debout, au milieu des cadavres ensanglantés de toute la garde royale du palais, se tenait en face du Roi. - Vous arrivez trop tard, jeunes Elyas... Ils se sont bien défendus tout de même, vos compagnons. Dit le mystérieux individu d'une voix froide teintée de mépris. L'homme se retourna, tenant le roi inerte embroché sur une épée. Saymaru hurla. - Je vais te tuer !! « Karlen Farlessa ». Cria Saymaru, enragé. - Pas mal pour un Elya de ton âge. Tu pourrais devenir très puissant avec le temps. Suis-moi et tu réaliseras tes rêves les plus fous. Proposa l'homme. L'homme retira alors la capuche qui cachait son visage, laissant voir qui il était, Orosa !! - Je ne me suis pas présenté, Orosa. Ce nom ne vous dit rien ? Je suis plus connu comme étant celui qui, il y a 4500 ans, a décimé les Oronas ! Déclara Orosa, d'une voix sinistre. Bervas et Saymaru échangèrent des regards terrifiés. - Saymaru, calme-toi. On va se battre en équipe, ce gars-là a l'air terriblement puissant. C'est notre seule chance, c'est le moment pour toi d'être plus stratégique. Si on fonce sur lui avec nos attaques, il nous tuera en moins de deux. Dit Bervas, ravalant la panique qui l'avait envahi l'espace d'un instant. - Écoute ton ami, il est très intelligent. Ma proposition vaut aussi pour toi, bien évidemment. À vous de choisir. Reprit Orosa en s'adressant à Bervas. - Saymaru et moi ne voudrons jamais suivre une personne telle que vous. Voilà notre réponse, « Marlessa kor »(La Masse d'Argent) ! Dit Bervas, avec colère. - Vraiment impressionnant ! Mais inutile... « Blaryen »(Sphère d'Or). Répliqua Orosa. Une sphère d'une taille impressionnante se forma au-dessus de la paume d'Orosa qui la pointa vers Saymaru. Bervas, s'étant fait oublier, se trouvait maintenant derrière Orosa, et lui donna un puissant coup de masse. Celle-ci se brisa alors, laissant Bervas sans voix. - Que croyais-tu ? Je n'ai nul besoin de formuler de techniques pour modeler mon corps. T'ayant vu te faufiler derrière moi, j'ai immédiatement endurci mon corps, cela est simple pour moi. À présent, je vais tester ton ami, alors laisse-nous. Dit Orosa. Orosa saisit Bervas par le cou et l'éjecta avec une force surhumaine à plus de cent mètres. Le jeune Elya s'écrasa contre le mur et retomba au sol, inconscient. - A toi maintenant. Dit Orosa en regardant Saymaru dans les yeux. - Tu vas payer ! Siffla Saymaru. - Voyons si tu peux éviter ça. « Blaryen » ! Dit Orosa. Orosa lança la sphère sur Saymaru. Sa vitesse était telle qu'il ne pouvait l'éviter, il plaqua donc ses deux bras ailés devant lui. - Rahh !! Il faut que je résiste ! Cria Saymaru. Les ailes tranchantes de ses bras s'effritèrent sous l'impact. Les plumes tombèrent sur ses bras et ses jambes avec le vent produit. Saymaru se retint de crier de douleur et se mordit la lèvre à sang. La sphère disparut et Saymaru tomba à genoux, suffoquant. - Bien ! Il est temps que je parte. N'oublie pas ma proposition, je peux te donner plus de puissance qu'aucun Elya n'en a jamais eu. Dit Orosa, l'air satisfait. - Jamais je ne vous suivrai ! Par contre je vous tuerai ! Je le jure sur ma vie ! Cria Saymaru, fou de rage. Dans un dernier effort, Saymaru sauta sur ses pied et courut au devant d'Orosa son poing en avant. Ce dernier le bloqua d'une main, sans effort. - Vraiment intéressant ! Je ressens un petit frisson dans mon bras ! Je te veux, et tu me rejoindras. Tu ne pourras résister à l'attrait du pouvoir, personne ne le peut. Dit Orosa, les yeux écarquillés. Il saisit alors les bras en sang de Saymaru et le jeta en l'air en lui donnant un violent coup de poing qui l'éjecta prés de Bervas. Orosa appela alors l'un des ses subordonnés : - Arlao ! Tu vois ces deux Elyas ? Dit à tes hommes de ne pas les toucher. Ceux-là ne seront pas mes prisonniers, j'ai d'autres projets pour eux. Orosa quitta alors la pièce, sa cape flottant derrière lui, laissant ses hommes faire prisonniers les Elyas encore en vie. - La première étape est réussie, les autres villages Elyas tomberont à leur tour. Maintenant que leur capitale est détruite, le reste des villages va évidemment tenter de se regrouper. Mais nous ne les laisserons pas faire. Demain, direction le village d'Arlisa au sud ! Déclara Orosa en quittant le village. |
|
|  | | Invité Invité
 | Sujet: Chapitre 03 Jeu 2 Juil - 12:22 | |
| Chapitre 3 - Larmes - Plus tard, dans la salle du trône, Saymaru se réveilla en se tenant la tête et regarda autour de lui, perdu. Il vit alors Bervas à côté de lui, inconscient. - Bervas ! Ca va ? Réveille-toi, bon sang ! S'exclama Saymaru, paniqué, en le secouant doucement. Bervas se réveilla péniblement et son ami l'aida à se relever. Tous deux se regardèrent, la mine grave. - La garde royale a été complètement décimée, le Roi est mort, le village est en flammes ! Qu'est-ce qu'y s'est passé ? Qui est cet Orosa ? Et pourquoi est-il si fort ? S'écria Bervas, les larmes lui montant aux yeux. Saymaru se mit lui aussi à pleurer, tout deux se prirent dans les bras. Saymaru se recula alors le regard sérieux, ce qui était rare et surprenant venant de lui. - Bervas, allons voir s'il y a des survivants. Je n'ose imaginer que nos parents puissent avoir péri ! Dit-il, les dents serrées, - Je l'espère... Mais nous n'avions pas le choix. Le Roi était la priorité... Se lamenta Bervas en essuyant son visage avec sa manche. Saymaru courut alors hors du palais sans dire un mot, Bervas à sa suite. Lorsqu'ils franchirent la grande porte, ils virent Alagasia totalement dévastée. Jusqu'à l'horizon, les maisons tombaient en ruines, croulant sous les flammes. Des centaines de cadavres d'amis et d'ennemis jonchaient le sol. Il n'y avait plus âme qui vivent en ces lieux. Un silence de mort y régnait uniquement brisé par les crépitements du feu ou le bruit de bâtiments s'écroulant. Seuls, ils étaient les seuls survivants à Alagasia, capitale des Elyas. Saymaru tomba à genoux et sanglota, Bervas l'obligea alors à se relever et lui dit avec le peu d'espoir qui lui restait. - Saymaru, il y a peut-être des survivants ! Saymaru hocha la tête tout en continuant de pleurer. Ils parcoururent tout le village et ne trouvèrent pas un souffle de vie, pas même un animal, ceux-ci s'étant enfuis. Tout deux s'agenouillèrent sur le sol. - Nos parents, Veyala, nos amis. Tous morts... ?! Hoqueta-t-il. Saymaru se mit de nouveau à pleurer, il avait l'impression que jamais il ne pourrait s'arrêter. Ils restèrent ainsi, côte à côte sur le sol au milieu des décombres sans trouver la force de se relever. Pendant ce temps-là, l'armée d'Orosa avançait en direction d'Arlisa traînant derrière eux prés de 500 Elyas enchaînés. Parmi eux, se trouvait Veyala ! - Pourquoi ??! Pourquoi les avoir tuer ?! Pourquoi nous avoir fait prisonniers ?! Pourquoi ???!! S'égosillait-elle, désespérée. - Tu veux savoir pourquoi, jeune Elya ? Je vais te le dire si c'est ce que tu désires. Mon objectif est d'annexer tout Menara pour assouvir mon dessein, que je ne te révélerai pas, naturellement. Si je vous ai fait prisonniers, Elyas, c'est pour que vous serviez dans mon armée. Certes, elle est déjà d'une grandeur considérable, mais elle ne contient que des brutes sans cervelles. C'est de guerriers puissants dont j'ai besoin, et vous, Elyas, allez grossir mon armée avantageusement. Dévoila Orosa, l'air impassible. - Vous ne pourrez pas détruire tout le peuple Elya ! Les autres villages se regrouperont et nous vengeront !! Dit Veyala, le regard empli de haine. - Ah ah ah ah !! Et dire que tu vas, toi-même, contribuer à l'asservissement de ton peuple. Je suis pressé de voir ça. Répondit Orosa en riant sinistrement. - Jamais !! Je préfèrerai mourir plutôt que de me battre pour vous !! Hurla Veyala en le fusillant du regard. - Tu n'as malheureusement pas le choix. « Blirokan » (Le Sommeil des Ténèbres). Dit Orosa, hilare. Veyala s'évanouie alors, avant de se réveiller quelques secondes après, les yeux d'un noir d'encre. - Je ferai ce que vous désirez, mon Seigneur. Dit Veyala, d'une voix monocorde. - Parfait. Murmura Orosa, avec un sourire dévoilant ses dents blanches et régulières. Saymaru et Bervas avaient séché leurs larmes et s'étaient mis en marche en direction de la sortie du village. - Mon rêve n'est plus qu'un lointain souvenir, tout ce que j'aime a été détruit. Mon unique but sera désormais de retrouver cet Orosa et de lui faire payer. Dit Saymaru, en serrant les poings. - Et je t'y aiderai, sois en certain. Cela dit, foncer à sa rencontre ne servirait à rien. Il nous tuerait sans problème. Nous devons nous rendre chez les Hommes, eux seuls sont assez puissants pour nous aider à le tuer. Déclara Bervas, avec conviction. - Allons-y tout de suite ! Répondit Saymaru qui avait trouvé un nouveau but à sa vie. Tous deux partirent alors pour un long voyage, un voyage qui allait les amener dans le territoire des Hommes. Deux jours étaient passés, Orosa et son armée avaient détruit Arlisa, faisant prisonniers encore plus d'Elyas. Son armée augmentait petit à petit et devenait de plus en plus redoutable. Orosa était déjà en route pour le prochain village Elya. Saymaru et Bervas marchèrent sur la route des plaines d'Alagasia de plus de cent kilomètres. Il leur restait encore la moitié du chemin à faire pour atteindre la frontière. Pendant ce temps, dans le village désert et abandonné, retentit le même bruit lugubre provenant de la tente d'où était sorti Orosa. Cette fois, en sortit un grand homme à la peau légèrement bleutée qui avait des ailes sur les bras. - Orosa, tu vas payer pour ce que tu as fait à notre peuple ! J'ai enfreint les lois souveraines Oronas, j'ai utilisé un sort interdit. Je ne pourrais retourner au paradis désormais. Je suis condamné à l'enfer. Mais tout cela, j'en assumerai les conséquences ! Murmura l'homme, pour lui-même, le regard triste. L'homme retourna dans la tente où un vortex en spirales bleues nuit et argentées était ouvert. Il prononça une formule longue et incompréhensible qui le fit se fermer et disparaître. - Voilà, c'est fait ! Déclara le mystérieux individu, le regard résigné. Le lendemain, Saymaru et Bervas s'arrêtèrent pour la nuit à l'orée d'un bois. Ils allumèrent un feu pour se réchauffer et grignotèrent quelques biscuits qu'ils avaient emporté. Ils étaient fatigués mais leur volonté n'avait cessé de croître à mesure qu'ils s'approchaient de la frontière. - Demain, si on garde ce rythme, nous arriverons à la frontière avant midi. Il faut d'ailleurs que je t'explique certaines choses à propos des Hommes. Tu n'as jamais été sur ce territoire, mais moi, j'y ai effectué quelques missions. Premièrement, lorsque nous serons arrivés, tu me laisseras parler aux gardes. Je leur dirai que nous sommes en charge d'un message à transmettre à Gilda. C'est un de nos alliés chez les Hommes. Deuxièmement, nous devons nous séparer de nos affaires. Tu peux garder tes armes, mais transporter autre chose serait suspect. Expliqua Bervas, assit en tailleur. - Mais... les photos de mes parents, et les souvenirs de chez nous ! Je peux pas abandonner mon sac... ?! Se lamenta Saymaru. - Nous n'avons pas le choix. C'est pour nos familles et pour notre peuple que nous devons le faire. Nous devons les venger ! Allez, abandonnons nos sacs dès cette nuit. Reprit Bervas, en serrant son sac entre ses mains. Ils se levèrent et en jetant un dernier regard aux seuls souvenirs qu'il restait de leur vie à Alagasia, jetèrent leurs sacs loin dans la forêt. - Voilà... C'est dur de faire un trait sur toute notre vie, mais c'est ainsi... Souffla Bervas, tristement. - Allez, on dort et ne ronfle pas comme un ours, cette fois. Il me faut au moins deux heures pour arriver à m'endormir sinon ! S'exclama Saymaru, histoire de changer de sujet. Voyant Bervas grogner, il éclata d'un rire tonitruant et se moqua de lui en imitant ses ronflements. Ce fut la première fois qu'ils rirent depuis le jour de la destruction de leur village. Cela leur fit beaucoup de bien et ils s'endormirent, apaisés, sous une douce brise. |
|  | | Invité Invité
 | Sujet: Chapitre 04 Jeu 2 Juil - 12:24 | |
| Chapitre 4 - La frontière des Hommes - Orosa et son armée se trouvaient dans le village de Fartoya, complètement rasé. Il tenait par la gorge le chef du village. - Certes, vous êtes venus à bout de Fartoya, d'Arlisa et de notre capitale, Alagasia, mais rien n'est encore joué. Les autres villages se sont regroupés. Nous devions les rejoindre aujourd'hui même. Dit le chef de Fartoya, sur un ton de défit. - Penses-tu que je n'avais pas déjà prévu cela ? Les derniers Elyas se sont regroupés pour faire front mais, hélas, mon armée est désormais assez puissante pour soumettre le reste de ton peuple. Répondit Orosa d'une voix méprisante. - Même si vous l'emportez, cette bataille réduira vos troupes à néant ! Feula le chef, le regard noir. - Je le sais, bien évidemment. Et c'est pourquoi je ne lancerai pas l'assaut sur ton peuple tout de suite. Je vais d'abord grossir mon armée, et cela sans bataille. Tu n'es pas sans ignorer que les Ukors se trouve à seulement quelques malheureux kilomètres de Fartoya. Cet itinéraire n'est pas un hasard. Je vais les soudoyer et en faire mes alliés. Répondit Orosa, machiavélique. - Jamais ils ne vous obéiront ! Les Ukors n'obéissent qu'à eux, seuls ! Vociféra le chef. - Ils ne refuseront pas ce que je compte leur offrir, tu peux en être certain. Déclara Orosa en souriant, satisfait. Il resserra son étreinte autour du cou du chef et, avec une puissance terrifiante, lui brisa les os de la nuque, en un craquement effrayant. Saymaru et Bervas étaient maintenant arrivé à la frontière. Bervas avança vers les gardes Hommes, en faisant signe à Saymaru de rester à l'écart. Il entama alors la conversation avec eux. Saymaru essaya d'écouter la conversation en avançant discrètement mais Bervas se retourna et lui fit signe de reculer. - Pourquoi je suis obligé de rester là, moi ?! Je sais quand même parler normalement sans dire de gaffes ! Grogna Saymaru, en s'asseyant en tailleur. Bervas salua les deux gardes et alla rejoindre Saymaru qui lui tourna le dos. - C'est bon, on peut passer, mais pas avant demain. Il y a une grande cérémonie aujourd'hui et personne n'a le droit d'entrer ni de sortir. Annonça Bervas. - Ouais... Éluda Saymaru, boudeur. Bervas le contempla, l'air désespéré. - Pourquoi tu fais la tête ? Qu'est-ce que j'ai fait ?! Demanda Bervas, excédé. - A ton avis, monsieur le chef ? Je peux tenir une conversation, tu sais ! En plus, après ce qui nous ait arrivé, je pensais, au moins, qu'on ferait tout à deux ! Répondit Saymaru, en se relevant. Bervas le regarda en souriant. - Bien, excuse moi. Je te promet qu'on fera tout ensemble et que je ferai plus mon chef ! Se moqua gentiment Bervas. - Moque-toi ! Et qu'est-ce qu'on va faire en attendant ? Rit Saymaru, de meilleur humeur. - Montre comment tu sais te battre ! Dit Bervas, en saisissant sa grande masse. Saymaru hocha la tête, puis tout deux se regardèrent avec sérieux. Ils s'éloignèrent à l'abri des regards. Ils trouvèrent une prairie vaste et tranquille entouré d'arbres grands comme des maisons. - C'est parfait pour te mettre une raclée ! Dit Saymaru, déterminé. - Voyons cela (Ce combat va nous faire un peu oublier ce que nous vivons). Songea Bervas en se positionnant. Saymaru fonça sur Bervas en lui portant trois rapides coups de pied suivi d'un coup de coude. Bervas para les trois coups de pied, saisit le coude de Saymaru à deux mains et le jeta à terre. - On s'est entraînés pendant trois mois ensemble et tu m'attaques toujours de la même façon ! Les deux premières fois, je me suis fait avoir mais maintenant, tu es aussi facile à esquiver qu'un enfant ! Commenta Bervas. - On va voir si tu peux esquiver ça ! C'est la technique que je gardais secrète pour la cérémonie, « Gyuro Farless » (Les Ailes Destructrices). Répondit Saymaru, prêt à se dépasser. Deux ailes gigantesques sortirent du dos de Saymaru. Elle se rejoignirent pour former une lance de prés de deux mètres de long. Bervas resta bouche bée, mais réagit tout de suite. - « Kor Feriys » (Argent Liquide). Prononça-t-il. Le corps de Bervas se liquéfia, ce qui surpris son ami qui essaya de l'éviter mais fut vite rattrapé, car, sous cette forme, la vitesse de Bervas doublait. Bervas rattrapa Saymaru et se plaça sous lui. Il l'immobilisa ensuite et en élargissant son corps lui bloqua les deux jambes. - Tu vois, je t'ai battu facilement parce que tu es trop prévisible. Si tu attaques de front et que ça ne marche pas, tu sors tout de suite une grosse technique. Ta technique m'a impressionné mais je savais que tu ne ferais que m'attaquer tête baissée. Expliqua Bervas. - C'est normal que tu m'aies eu ! Comment veux-tu que je batte un truc liquide hyper rapide ?! S'écria Saymaru, énervé. - Mes techniques sont beaucoup moins puissantes que les tiennes. Par exemple, tu as essayé de fuir lorsque j'ai prit ma forme liquide alors qu'il fallait justement m'attaquer. Mon corps est très fragile sous cette forme, cette technique est plutôt faite pour tuer un adversaire déjà immobilisé. Et pourtant, je t'ai eu alors que tu étais en pleine possession de tes moyens, et avec une technique très puissante en plus ! Poursuivit Bervas. - Je sais tout ça, mais depuis que j'ai commencé mon entraînement, j'ai toujours en moi... une de sorte de voix qui me dit d'attaquer... de tout détruire. Même en essayant de la faire taire, mon corps est poussé à attaquer, comme s'il agissait tout seul. Je n'arrive pas à me battre autrement. Raconta Saymaru, en se pinçant l'arête du nez. - Dans ce cas, adapte le combat à toi. Par exemple, contre un adversaire comme moi qui mise avant tout sur la stratégie, car je ne suis ni très puissant ni très rapide, utilise ta puissance pour prendre physiquement le dessus, tout en esquivant les attaques. Et quand tu as réussi à acculer ton adversaire, utilise tes techniques les plus puissantes. Tu dois opter pour une stratégie offensive. C'est comme ça que tu deviendras vraiment puissant. Dit Bervas, concentré. - Il faut donc que j'essaie d'être plus stratégique, mais pour ça, il va falloir que je lutte contre cette voix... cette envie d'attaquer et de tuer. Murmura Saymaru, en fronçant les sourcils. - (Ça explique beaucoup de choses...). Pensa Bervas avant de faire comme si de rien était. Pour finir, il faut que tu doses plus ton énergie. En tant qu'Elya, nous possédons déjà moins d'énergie Ryosa ( Ryosa est le nom qui a été donné, il y plusieurs milliers d'années, à cette énergie que chaque personne porte en elle et qui permet de produire des techniques et autres sorts...) que les Hommes, et tes techniques, parce qu'elles sont puissantes, utilisent beaucoup d'énergie. C'est pour cela qu'il faut que tu attendes plus avant de les utiliser. Utilise des techniques un peu moins puissantes pour commencer. En tout cas, tout cela est théorique, un combat réel recèle toujours des paramètres inconnus. Mais si on applique ce que je viens de te dire. On détiens déjà les capacités de base pour se battre. Termina Bervas en s'étirant. - Je vais devoir surtout trouver un moyen de prendre le dessus sur mes pulsions. Et quand j'y arriverai, je deviendrai assez fort pour venger notre village et nos familles ! Déclara Saymaru, sûr de lui. - (Il pourrait devenir plus puissant que le légendaire Myora, le plus puissant Elya qui ait jamais existé). Pensa Bervas. Ils continuèrent à s'entraîner jusqu'à la nuit tombante. Saymaru se défendait mieux mais comme il faisait des mouvements moins impulsifs et plus réfléchis, un mal de tête désagréable lui monta au crâne. - J'en peux plus !! Pff... Souffla Saymaru en s'étendant sur le sol, bras et jambes écartés. - (Je me demande vraiment ce que c'est que ce mal de tête et surtout, pourquoi il n'arrive pas à être libre de ses mouvements ?) Ok, j'en peux plus moi non plus ! Répondit Bervas en s'asseyant prés de son ami. Tous deux s'endormirent alors, éclairé par la lumière blanche de la lune, attendant le lendemain où ils fouleraient le territoire des Hommes en espérant y trouver de l'aide. Orosa et son armée se trouvaient maintenant sur le territoire où les Ukors s'étaient installés. Il tua deux Ukors sentinelles avant d'en capturer un. - Peux-tu me conduire à ton chef ? J'ai une proposition très intéressante à lui soumettre. Préfères-tu me conduire à lui ou me laisser exterminer tout ton peuple jusqu'à ce que je le trouve moi-même ? Dit Orosa, le regard froid et impassible. Le guerrier Ukor était tiraillé, ne sachant quoi faire. Soit il amenait Orosa directement à son chef, soit il prenait le risque de voir son peuple décimé par cette gigantesque armée. Il accepta alors. - Bonne décision ! Nous te suivons, allez ! Dit Orosa, satisfait. Le guerrier Ukor passa par des chemins reculés afin de ne pas rencontrer d'autres de ses compagnons. Ils arrivèrent devant une grande tente marronnâtre bâtie vulgairement entourée d'un amoncellement d'armure grossière et mal fichue. Un grand cerf égorgé gisait près de l'entrée, en attendant que quelqu'un s'en occupe. - Mon chef est à l'intérieur. Ne vous en faîtes pas, il n'y a aucun garde, chaque chef se défend seul ! Dit le guerrier Ukor, en observant Orosa par en dessous. - Très honorable de votre part. D'ailleurs, j'irai le voir seul. Répondit Orosa. Il avança vers la tente et y pénétra, laissant son armée dans l'attente du moindre bruit ou mouvement suspect. L'intérieur était meublé d'une table ronde en bois pourri, bancale, entourée de deux tabourets du même acabit. Une assiette de fer cabossé contenant de la viande saignante et des pommes y était déposée. Des bois de cerfs et de chevreuils étaient éparpillés de part et d'autre de la tente. Au fond, se trouvait un banc de bois effrité recouvert de plusieurs peaux de chèvres poussiéreuse sur lequel était affalé le chef, entouré de trois femelles Ukors. Ce dernier était un Ukor plus grand que les autres portant une armure épaisse et grossière. Contrairement aux autres Ukors, il avait les cheveux longs et gras et possédait une arme, une massue énorme posée au pied du banc, qu'il serait impossible de porter pour une personne normale. Le chef le regarda, surpris puis dans un grognement, ordonna à ses femmes de les laisser. Quelques minutes plus tard, ils sortirent ensemble de la tente. Le chef s'adressa à son guerrier Ukor qui se tenait toujours près de la tente et lui dit : - Donne le signal de rassemblement ! Nous allons rejoindre nos nouveaux alliés et avec eux, nous régnerons enfin sur Menara ! - A vos ordres, Seigneur Kurxo. Dit le guerrier Ukor. Le lendemain matin, Saymaru et Bervas se réveillèrent en même temps sous la rosée fraîche. Tous deux en profitèrent pour se laver le visage et les bras. Bervas regarda Saymaru en souriant. - Tu t'es levé tout seul, c'est une performance ! Commenta Bervas en riant. - Grrr ! Laisse-moi émerger au moins ! Grogna Saymaru, bougon. Bervas rigola, ce qui le fit grogner encore plus. Saymaru prit plusieurs minutes pour se préparer. Mais c'est surtout le fait de quitter le territoire Elya sans savoir s'ils y reviendraient un jour qui le faisait traîner. - C'est bon, je suis prêt ! Allons-y ! Dit Saymaru, résigné. Les deux Elyas s'approchèrent des gardes qui les laissèrent passer tout en leur jetant un regard mauvais. - Pourquoi ils nous regardent comme ça ? Demanda Saymaru, surpris. - Saymaru, ce qu'on va entreprendre va être difficile. Car en général, les Hommes ne nous aiment pas trop. Pourtant, nous devons nous en faire des alliés. Il va falloir prendre sur toi et supporter les regards et les refus que l'on va recevoir. Répondit Bervas en inspirant. - C'est pas ce qui va nous arrêter ! Dit Saymaru, la tête haute. |
|  | | |
| Page 1 sur 1 |
| | Permission de ce forum: | Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
| |
| |
| |