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 Les Symboles du Mal

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MessageSujet: Les Symboles du Mal   Jeu 25 Juin - 21:18

Bonjour à tous, je suis là pour vous présenter mon petit bébé à moi. Ma saga, « Les Symboles du Mal ». Une série de romans axé Héroic-Fantasy dont déjà deux tomes ont été écrit, je posterai chapitres par chapitres, l’intégralité du tome 1, en attendant voilà de quoi satisfaire un peu votre appétit :


Résumé du tome 1


L'histoire se déroule sur Menara, terre vaste, peuplé de quatre grandes races. Après une guerre d'où les hommes sortirent vainqueur, une paix apparente s'installa peu à peu sur Menara, les hommes contrôlant un grande partie du territoire dominait les autres peuple tout en les laissant en paix chacun dans leur contrée. Mais un événement va faire tout basculer, le mal est de retour, Orosa, un homme aux effrayants pouvoirs parvient à s'échapper de l'enfer, d'où il fut emprisonner par les dieux eux-mêmes. Ses pouvoirs sceller puis divisé en dix symboles par les dieux, il fera tout pour retrouver sa force d'antan et ainsi de nouveau faire déverser le mal sur Menara. Trois jeunes Elyas, race voisine des hommes par leurs physiques et leurs coutumes vont entreprendre un long et périlleux voyage afin d'arrêter le fléau Orosa. Un premier tome sombre et envoûtant et ou l'humour reste présent.

Les premiers chapitres bientôt en ligne, n’hésitez pas à me donner d’ores et déjà votre avis sur le résumé.
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Dr.White



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MessageSujet: Re: Les Symboles du Mal   Jeu 25 Juin - 22:30

ça m'air bien exploitable tout ça !
J'te conseille de bien continuer tout ça et pourquoi pas envoyé tout ça a un dessinateur ^^ !
Bonne chance !
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Shu
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MessageSujet: Re: Les Symboles du Mal   Ven 26 Juin - 16:02

On voit que tu bosses, enfin, que tu as bossé sur ton projet ! C'est pas rien !
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Afaewin



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MessageSujet: Re: Les Symboles du Mal   Ven 26 Juin - 16:37

Cool j'aime bien et je suis d'accord avec white !
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MessageSujet: Chapitre 01   Ven 26 Juin - 18:20

N'hésitez pas à donner votre avis sur chaque chapitre, bon ou mauvais, bonne lecture.

Chapitre 1
- La légende de Menara -


Spoiler:
 
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Invité
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MessageSujet: Chapitre 02   Ven 26 Juin - 18:21

Chapitre 2
- Orosa -


Spoiler:
 
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MessageSujet: Chapitre 03   Jeu 2 Juil - 12:22

Chapitre 3
- Larmes -


Plus tard, dans la salle du trône, Saymaru se réveilla en se tenant la tête et regarda autour de lui, perdu. Il vit alors Bervas à côté de lui, inconscient.
- Bervas ! Ca va ? Réveille-toi, bon sang ! S'exclama Saymaru, paniqué, en le secouant doucement.
Bervas se réveilla péniblement et son ami l'aida à se relever. Tous deux se regardèrent, la mine grave.
- La garde royale a été complètement décimée, le Roi est mort, le village est en flammes ! Qu'est-ce qu'y s'est passé ? Qui est cet Orosa ? Et pourquoi est-il si fort ? S'écria Bervas, les larmes lui montant aux yeux.
Saymaru se mit lui aussi à pleurer, tout deux se prirent dans les bras. Saymaru se recula alors le regard sérieux, ce qui était rare et surprenant venant de lui.
- Bervas, allons voir s'il y a des survivants. Je n'ose imaginer que nos parents puissent avoir péri ! Dit-il, les dents serrées,
- Je l'espère... Mais nous n'avions pas le choix. Le Roi était la priorité... Se lamenta Bervas en essuyant son visage avec sa manche.
Saymaru courut alors hors du palais sans dire un mot, Bervas à sa suite. Lorsqu'ils franchirent la grande porte, ils virent Alagasia totalement dévastée. Jusqu'à l'horizon, les maisons tombaient en ruines, croulant sous les flammes. Des centaines de cadavres d'amis et d'ennemis jonchaient le sol. Il n'y avait plus âme qui vivent en ces lieux. Un silence de mort y régnait uniquement brisé par les crépitements du feu ou le bruit de bâtiments s'écroulant. Seuls, ils étaient les seuls survivants à Alagasia, capitale des Elyas. Saymaru tomba à genoux et sanglota, Bervas l'obligea alors à se relever et lui dit avec le peu d'espoir qui lui restait.
- Saymaru, il y a peut-être des survivants !
Saymaru hocha la tête tout en continuant de pleurer. Ils parcoururent tout le village et ne trouvèrent pas un souffle de vie, pas même un animal, ceux-ci s'étant enfuis.
Tout deux s'agenouillèrent sur le sol.
- Nos parents, Veyala, nos amis. Tous morts... ?! Hoqueta-t-il.
Saymaru se mit de nouveau à pleurer, il avait l'impression que jamais il ne pourrait s'arrêter. Ils restèrent ainsi, côte à côte sur le sol au milieu des décombres sans trouver la force de se relever.

Pendant ce temps-là, l'armée d'Orosa avançait en direction d'Arlisa traînant derrière eux prés de 500 Elyas enchaînés. Parmi eux, se trouvait Veyala !
- Pourquoi ??! Pourquoi les avoir tuer ?! Pourquoi nous avoir fait prisonniers ?! Pourquoi ???!! S'égosillait-elle, désespérée.
- Tu veux savoir pourquoi, jeune Elya ? Je vais te le dire si c'est ce que tu désires. Mon objectif est d'annexer tout Menara pour assouvir mon dessein, que je ne te révélerai pas, naturellement. Si je vous ai fait prisonniers, Elyas, c'est pour que vous serviez dans mon armée. Certes, elle est déjà d'une grandeur considérable, mais elle ne contient que des brutes sans cervelles. C'est de guerriers puissants dont j'ai besoin, et vous, Elyas, allez grossir mon armée avantageusement. Dévoila Orosa, l'air impassible.
- Vous ne pourrez pas détruire tout le peuple Elya ! Les autres villages se regrouperont et nous vengeront !! Dit Veyala, le regard empli de haine.
- Ah ah ah ah !! Et dire que tu vas, toi-même, contribuer à l'asservissement de ton peuple. Je suis pressé de voir ça. Répondit Orosa en riant sinistrement.
- Jamais !! Je préfèrerai mourir plutôt que de me battre pour vous !! Hurla Veyala en le fusillant du regard.
- Tu n'as malheureusement pas le choix. « Blirokan » (Le Sommeil des Ténèbres). Dit Orosa, hilare.
Veyala s'évanouie alors, avant de se réveiller quelques secondes après, les yeux d'un noir d'encre.
- Je ferai ce que vous désirez, mon Seigneur. Dit Veyala, d'une voix monocorde.
- Parfait. Murmura Orosa, avec un sourire dévoilant ses dents blanches et régulières.

Saymaru et Bervas avaient séché leurs larmes et s'étaient mis en marche en direction de la sortie du village.
- Mon rêve n'est plus qu'un lointain souvenir, tout ce que j'aime a été détruit. Mon unique but sera désormais de retrouver cet Orosa et de lui faire payer. Dit Saymaru, en serrant les poings.
- Et je t'y aiderai, sois en certain. Cela dit, foncer à sa rencontre ne servirait à rien. Il nous tuerait sans problème. Nous devons nous rendre chez les Hommes, eux seuls sont assez puissants pour nous aider à le tuer. Déclara Bervas, avec conviction.
- Allons-y tout de suite ! Répondit Saymaru qui avait trouvé un nouveau but à sa vie.
Tous deux partirent alors pour un long voyage, un voyage qui allait les amener dans le territoire des Hommes.

Deux jours étaient passés, Orosa et son armée avaient détruit Arlisa, faisant prisonniers encore plus d'Elyas. Son armée augmentait petit à petit et devenait de plus en plus redoutable. Orosa était déjà en route pour le prochain village Elya.

Saymaru et Bervas marchèrent sur la route des plaines d'Alagasia de plus de cent kilomètres. Il leur restait encore la moitié du chemin à faire pour atteindre la frontière.

Pendant ce temps, dans le village désert et abandonné, retentit le même bruit lugubre provenant de la tente d'où était sorti Orosa. Cette fois, en sortit un grand homme à la peau légèrement bleutée qui avait des ailes sur les bras.
- Orosa, tu vas payer pour ce que tu as fait à notre peuple ! J'ai enfreint les lois souveraines Oronas, j'ai utilisé un sort interdit. Je ne pourrais retourner au paradis désormais. Je suis condamné à l'enfer. Mais tout cela, j'en assumerai les conséquences ! Murmura l'homme, pour lui-même, le regard triste.
L'homme retourna dans la tente où un vortex en spirales bleues nuit et argentées était ouvert. Il prononça une formule longue et incompréhensible qui le fit se fermer et disparaître.
- Voilà, c'est fait ! Déclara le mystérieux individu, le regard résigné.

Le lendemain, Saymaru et Bervas s'arrêtèrent pour la nuit à l'orée d'un bois. Ils allumèrent un feu pour se réchauffer et grignotèrent quelques biscuits qu'ils avaient emporté. Ils étaient fatigués mais leur volonté n'avait cessé de croître à mesure qu'ils s'approchaient de la frontière.
- Demain, si on garde ce rythme, nous arriverons à la frontière avant midi. Il faut d'ailleurs que je t'explique certaines choses à propos des Hommes. Tu n'as jamais été sur ce territoire, mais moi, j'y ai effectué quelques missions. Premièrement, lorsque nous serons arrivés, tu me laisseras parler aux gardes. Je leur dirai que nous sommes en charge d'un message à transmettre à Gilda. C'est un de nos alliés chez les Hommes. Deuxièmement, nous devons nous séparer de nos affaires. Tu peux garder tes armes, mais transporter autre chose serait suspect. Expliqua Bervas, assit en tailleur.
- Mais... les photos de mes parents, et les souvenirs de chez nous ! Je peux pas abandonner mon sac... ?! Se lamenta Saymaru.
- Nous n'avons pas le choix. C'est pour nos familles et pour notre peuple que nous devons le faire. Nous devons les venger ! Allez, abandonnons nos sacs dès cette nuit. Reprit Bervas, en serrant son sac entre ses mains.
Ils se levèrent et en jetant un dernier regard aux seuls souvenirs qu'il restait de leur vie à Alagasia, jetèrent leurs sacs loin dans la forêt.
- Voilà... C'est dur de faire un trait sur toute notre vie, mais c'est ainsi... Souffla Bervas, tristement.
- Allez, on dort et ne ronfle pas comme un ours, cette fois. Il me faut au moins deux heures pour arriver à m'endormir sinon ! S'exclama Saymaru, histoire de changer de sujet.
Voyant Bervas grogner, il éclata d'un rire tonitruant et se moqua de lui en imitant ses ronflements. Ce fut la première fois qu'ils rirent depuis le jour de la destruction de leur village. Cela leur fit beaucoup de bien et ils s'endormirent, apaisés, sous une douce brise.
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MessageSujet: Chapitre 04   Jeu 2 Juil - 12:24

Chapitre 4
- La frontière des Hommes -


Orosa et son armée se trouvaient dans le village de Fartoya, complètement rasé. Il tenait par la gorge le chef du village.
- Certes, vous êtes venus à bout de Fartoya, d'Arlisa et de notre capitale, Alagasia, mais rien n'est encore joué. Les autres villages se sont regroupés. Nous devions les rejoindre aujourd'hui même. Dit le chef de Fartoya, sur un ton de défit.
- Penses-tu que je n'avais pas déjà prévu cela ? Les derniers Elyas se sont regroupés pour faire front mais, hélas, mon armée est désormais assez puissante pour soumettre le reste de ton peuple. Répondit Orosa d'une voix méprisante.
- Même si vous l'emportez, cette bataille réduira vos troupes à néant ! Feula le chef, le regard noir.
- Je le sais, bien évidemment. Et c'est pourquoi je ne lancerai pas l'assaut sur ton peuple tout de suite. Je vais d'abord grossir mon armée, et cela sans bataille. Tu n'es pas sans ignorer que les Ukors se trouve à seulement quelques malheureux kilomètres de Fartoya. Cet itinéraire n'est pas un hasard. Je vais les soudoyer et en faire mes alliés. Répondit Orosa, machiavélique.
- Jamais ils ne vous obéiront ! Les Ukors n'obéissent qu'à eux, seuls ! Vociféra le chef.
- Ils ne refuseront pas ce que je compte leur offrir, tu peux en être certain. Déclara Orosa en souriant, satisfait.
Il resserra son étreinte autour du cou du chef et, avec une puissance terrifiante, lui brisa les os de la nuque, en un craquement effrayant.

Saymaru et Bervas étaient maintenant arrivé à la frontière. Bervas avança vers les gardes Hommes, en faisant signe à Saymaru de rester à l'écart. Il entama alors la conversation avec eux. Saymaru essaya d'écouter la conversation en avançant discrètement mais Bervas se retourna et lui fit signe de reculer.
- Pourquoi je suis obligé de rester là, moi ?! Je sais quand même parler normalement sans dire de gaffes ! Grogna Saymaru, en s'asseyant en tailleur.
Bervas salua les deux gardes et alla rejoindre Saymaru qui lui tourna le dos.
- C'est bon, on peut passer, mais pas avant demain. Il y a une grande cérémonie aujourd'hui et personne n'a le droit d'entrer ni de sortir. Annonça Bervas.
- Ouais... Éluda Saymaru, boudeur.
Bervas le contempla, l'air désespéré.
- Pourquoi tu fais la tête ? Qu'est-ce que j'ai fait ?! Demanda Bervas, excédé.
- A ton avis, monsieur le chef ? Je peux tenir une conversation, tu sais ! En plus, après ce qui nous ait arrivé, je pensais, au moins, qu'on ferait tout à deux ! Répondit Saymaru, en se relevant.
Bervas le regarda en souriant.
- Bien, excuse moi. Je te promet qu'on fera tout ensemble et que je ferai plus mon chef ! Se moqua gentiment Bervas.
- Moque-toi ! Et qu'est-ce qu'on va faire en attendant ? Rit Saymaru, de meilleur humeur.
- Montre comment tu sais te battre ! Dit Bervas, en saisissant sa grande masse.
Saymaru hocha la tête, puis tout deux se regardèrent avec sérieux. Ils s'éloignèrent à l'abri des regards. Ils trouvèrent une prairie vaste et tranquille entouré d'arbres grands comme des maisons.
- C'est parfait pour te mettre une raclée ! Dit Saymaru, déterminé.
- Voyons cela (Ce combat va nous faire un peu oublier ce que nous vivons). Songea Bervas en se positionnant.
Saymaru fonça sur Bervas en lui portant trois rapides coups de pied suivi d'un coup de coude. Bervas para les trois coups de pied, saisit le coude de Saymaru à deux mains et le jeta à terre.
- On s'est entraînés pendant trois mois ensemble et tu m'attaques toujours de la même façon ! Les deux premières fois, je me suis fait avoir mais maintenant, tu es aussi facile à esquiver qu'un enfant ! Commenta Bervas.
- On va voir si tu peux esquiver ça ! C'est la technique que je gardais secrète pour la cérémonie, « Gyuro Farless » (Les Ailes Destructrices). Répondit Saymaru, prêt à se dépasser.
Deux ailes gigantesques sortirent du dos de Saymaru. Elle se rejoignirent pour former une lance de prés de deux mètres de long. Bervas resta bouche bée, mais réagit tout de suite.
- « Kor Feriys » (Argent Liquide). Prononça-t-il.
Le corps de Bervas se liquéfia, ce qui surpris son ami qui essaya de l'éviter mais fut vite rattrapé, car, sous cette forme, la vitesse de Bervas doublait. Bervas rattrapa Saymaru et se plaça sous lui. Il l'immobilisa ensuite et en élargissant son corps lui bloqua les deux jambes.
- Tu vois, je t'ai battu facilement parce que tu es trop prévisible. Si tu attaques de front et que ça ne marche pas, tu sors tout de suite une grosse technique. Ta technique m'a impressionné mais je savais que tu ne ferais que m'attaquer tête baissée. Expliqua Bervas.
- C'est normal que tu m'aies eu ! Comment veux-tu que je batte un truc liquide hyper rapide ?! S'écria Saymaru, énervé.
- Mes techniques sont beaucoup moins puissantes que les tiennes. Par exemple, tu as essayé de fuir lorsque j'ai prit ma forme liquide alors qu'il fallait justement m'attaquer. Mon corps est très fragile sous cette forme, cette technique est plutôt faite pour tuer un adversaire déjà immobilisé. Et pourtant, je t'ai eu alors que tu étais en pleine possession de tes moyens, et avec une technique très puissante en plus ! Poursuivit Bervas.
- Je sais tout ça, mais depuis que j'ai commencé mon entraînement, j'ai toujours en moi... une de sorte de voix qui me dit d'attaquer... de tout détruire. Même en essayant de la faire taire, mon corps est poussé à attaquer, comme s'il agissait tout seul. Je n'arrive pas à me battre autrement. Raconta Saymaru, en se pinçant l'arête du nez.
- Dans ce cas, adapte le combat à toi. Par exemple, contre un adversaire comme moi qui mise avant tout sur la stratégie, car je ne suis ni très puissant ni très rapide, utilise ta puissance pour prendre physiquement le dessus, tout en esquivant les attaques. Et quand tu as réussi à acculer ton adversaire, utilise tes techniques les plus puissantes. Tu dois opter pour une stratégie offensive. C'est comme ça que tu deviendras vraiment puissant. Dit Bervas, concentré.
- Il faut donc que j'essaie d'être plus stratégique, mais pour ça, il va falloir que je lutte contre cette voix... cette envie d'attaquer et de tuer. Murmura Saymaru, en fronçant les sourcils.
- (Ça explique beaucoup de choses...). Pensa Bervas avant de faire comme si de rien était. Pour finir, il faut que tu doses plus ton énergie. En tant qu'Elya, nous possédons déjà moins d'énergie Ryosa ( Ryosa est le nom qui a été donné, il y plusieurs milliers d'années, à cette énergie que chaque personne porte en elle et qui permet de produire des techniques et autres sorts...) que les Hommes, et tes techniques, parce qu'elles sont puissantes, utilisent beaucoup d'énergie. C'est pour cela qu'il faut que tu attendes plus avant de les utiliser. Utilise des techniques un peu moins puissantes pour commencer. En tout cas, tout cela est théorique, un combat réel recèle toujours des paramètres inconnus. Mais si on applique ce que je viens de te dire. On détiens déjà les capacités de base pour se battre. Termina Bervas en s'étirant.
- Je vais devoir surtout trouver un moyen de prendre le dessus sur mes pulsions. Et quand j'y arriverai, je deviendrai assez fort pour venger notre village et nos familles ! Déclara Saymaru, sûr de lui.
- (Il pourrait devenir plus puissant que le légendaire Myora, le plus puissant Elya qui ait jamais existé). Pensa Bervas.
Ils continuèrent à s'entraîner jusqu'à la nuit tombante. Saymaru se défendait mieux mais comme il faisait des mouvements moins impulsifs et plus réfléchis, un mal de tête désagréable lui monta au crâne.
- J'en peux plus !! Pff... Souffla Saymaru en s'étendant sur le sol, bras et jambes écartés.
- (Je me demande vraiment ce que c'est que ce mal de tête et surtout, pourquoi il n'arrive pas à être libre de ses mouvements ?) Ok, j'en peux plus moi non plus ! Répondit Bervas en s'asseyant prés de son ami.
Tous deux s'endormirent alors, éclairé par la lumière blanche de la lune, attendant le lendemain où ils fouleraient le territoire des Hommes en espérant y trouver de l'aide.

Orosa et son armée se trouvaient maintenant sur le territoire où les Ukors s'étaient installés. Il tua deux Ukors sentinelles avant d'en capturer un.
- Peux-tu me conduire à ton chef ? J'ai une proposition très intéressante à lui soumettre. Préfères-tu me conduire à lui ou me laisser exterminer tout ton peuple jusqu'à ce que je le trouve moi-même ? Dit Orosa, le regard froid et impassible.
Le guerrier Ukor était tiraillé, ne sachant quoi faire. Soit il amenait Orosa directement à son chef, soit il prenait le risque de voir son peuple décimé par cette gigantesque armée. Il accepta alors.
- Bonne décision ! Nous te suivons, allez ! Dit Orosa, satisfait.
Le guerrier Ukor passa par des chemins reculés afin de ne pas rencontrer d'autres de ses compagnons.
Ils arrivèrent devant une grande tente marronnâtre bâtie vulgairement entourée d'un amoncellement d'armure grossière et mal fichue. Un grand cerf égorgé gisait près de l'entrée, en attendant que quelqu'un s'en occupe.
- Mon chef est à l'intérieur. Ne vous en faîtes pas, il n'y a aucun garde, chaque chef se défend seul ! Dit le guerrier Ukor, en observant Orosa par en dessous.
- Très honorable de votre part. D'ailleurs, j'irai le voir seul. Répondit Orosa.
Il avança vers la tente et y pénétra, laissant son armée dans l'attente du moindre bruit ou mouvement suspect. L'intérieur était meublé d'une table ronde en bois pourri, bancale, entourée de deux tabourets du même acabit. Une assiette de fer cabossé contenant de la viande saignante et des pommes y était déposée. Des bois de cerfs et de chevreuils étaient éparpillés de part et d'autre de la tente. Au fond, se trouvait un banc de bois effrité recouvert de plusieurs peaux de chèvres poussiéreuse sur lequel était affalé le chef, entouré de trois femelles Ukors. Ce dernier était un Ukor plus grand que les autres portant une armure épaisse et grossière. Contrairement aux autres Ukors, il avait les cheveux longs et gras et possédait une arme, une massue énorme posée au pied du banc, qu'il serait impossible de porter pour une personne normale. Le chef le regarda, surpris puis dans un grognement, ordonna à ses femmes de les laisser. Quelques minutes plus tard, ils sortirent ensemble de la tente. Le chef s'adressa à son guerrier Ukor qui se tenait toujours près de la tente et lui dit :
- Donne le signal de rassemblement ! Nous allons rejoindre nos nouveaux alliés et avec eux, nous régnerons enfin sur Menara !
- A vos ordres, Seigneur Kurxo. Dit le guerrier Ukor.

Le lendemain matin, Saymaru et Bervas se réveillèrent en même temps sous la rosée fraîche. Tous deux en profitèrent pour se laver le visage et les bras. Bervas regarda Saymaru en souriant.
- Tu t'es levé tout seul, c'est une performance ! Commenta Bervas en riant.
- Grrr ! Laisse-moi émerger au moins ! Grogna Saymaru, bougon.
Bervas rigola, ce qui le fit grogner encore plus. Saymaru prit plusieurs minutes pour se préparer. Mais c'est surtout le fait de quitter le territoire Elya sans savoir s'ils y reviendraient un jour qui le faisait traîner.
- C'est bon, je suis prêt ! Allons-y ! Dit Saymaru, résigné.
Les deux Elyas s'approchèrent des gardes qui les laissèrent passer tout en leur jetant un regard mauvais.
- Pourquoi ils nous regardent comme ça ? Demanda Saymaru, surpris.
- Saymaru, ce qu'on va entreprendre va être difficile. Car en général, les Hommes ne nous aiment pas trop. Pourtant, nous devons nous en faire des alliés. Il va falloir prendre sur toi et supporter les regards et les refus que l'on va recevoir. Répondit Bervas en inspirant.
- C'est pas ce qui va nous arrêter ! Dit Saymaru, la tête haute.
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Les Symboles du Mal

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